Vermeer et la Hollande

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Contre le mur de l’escalier, les livres des parents. Rayon techniques des arts.

J’ouvre page 5, probablement (ouvrage non paginé) :

Une de ses premières œuvres, Le Christ chez Marthe et Marie (1664-1665), éclaire assez son évolution, des fastes chromatiques et de la générosité du pinceau rappelant le caravagiste Ter Brugghen, à la subtilité de la couleur conçue déjà comme véhicule de la lumière. Car l’audace de Vermeer est de travailler, non pas comme ses contemporains avec la pénombre, mais en pleine lumière. Avant lui, les peintres avaient pensé qu’on ne pouvait donner l’illusion de la lumière naturelle qu’en descendant l’échelle des valeurs. C’est ce que Caravage avait brillamment démontré, suivi en Hollande par Rembrandt et Carel Fabritius. Au lieu d’enfoncer ses sujets dans la nuit, Vermeer conduit la lumière jusque dans les parties les plus cachées du tableau. La couleur part des zones obscures pour hausser son intensité à mesure que l’on approche de la source lumineuse. Atteignant sa plénitude dans les zones moyennes, elle va ensuite en se décolorant pour atteindre le blanc pur du rayon de lumière. Ce n’est pas un hasard si la découverte de ce peintre, au XIXe siècle, coïncide avec l’apparition du courant impressionniste.

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Vermeer et la Hollande, intimité, paysages et natures mortes.
Éditions Hachette. Chefs-d’œuvre de l’art. Le monde de la peinture, n° 6. 1982.
Ici, si vous le voulez

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