La conspiration des miroirs

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Polars, là-haut, étagère F.

J’ouvre page 97 :

« Bonsoir, messire Alighieri, s’écria Franceschino Colonna en ôtant son bonnet avec ostentation. Et vous, rendez hommage au prieur de Florence ! » lança-t-il à ses trois compagnons. Ceux-ci baissèrent la tête et marmonnèrent quelques mots.
« Qu’est-ce qui vous amène ici, Colonna ? La route de Rome est loin
— Cela fait deux mille ans que ma ville est solidement ancrée sur ses collines, elle le demeurera encore pendant de nombreux siècles. Je ne suis pas pressé de la regaggner, d’autant que vos terres abondent en gibier ! » Le jeune romain plongea la main dans la sacoche de sa selle et en tira un lapin ensanglanté.
« Un maigre butin pour quatre solides gaillards », fit remarquer le prieur. D’un geste, il indiqua les trois individus qui se tenaient à l’écart. « Des amis ? »
— De joyeux compagnons de voyage, par ailleurs pèlerins. Nous avons fait connaissance sur la route de Bologne. En attendant de reprendre notre chemin vers Rome, nous nous octroyons quelques promenades à cheval.
— Savez-vous où vous vous trouvez ?
— Quelque part au nord de la nouvelle muraille, me semble-t-il. Mais nous avons erré sans prendre garde au chemin. Aurions nous violé une réserve ? »

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La conspiration des miroirs. Giulio Leoni. Traduit de l’italien par Nathalie Bauer.
Éditions 10/18. Grands détectives n° 4139. 2007.
À la médiathèque de Malakoff

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