Nini Patte-en-l’air

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Cave, dans le carton d’où sont sortis les récits animaliers, il y a quelque temps. C’est n’importe quoi.

J’ouvre page 116 :

—  Le 9 août, dis-je, est donc le jour anniversaire de votre forgeron?
— Oui… et cette année là ça a été aussi ma fête !
— À Vannes ?
— Non ! ça va vous épater, mais je n’ai pas couché dans le lit de votre fille.
— Où alors ?
— Pas très loin. À Questambert.
— Pourquoi Questambert ?
— Parce que François-Ludwig, éternel roi de la bougeotte y avait été envoyé par les ateliers Eiffel pour renforcer l’équipe qui y construisait alors des ponts ferroviaires avec des pièces fabriquées à Levallois-Perret.
— Il vous avait tenu au courant de son nouveau lieu de résidence ?
— Pensez-vous ! Il ne tenait jamais personne au courant de sa vie. Il était toujours là où on ne l’attendait pas et rarement là où on l’attendait.
— J’en conclus que le hasard a encore joué les entremetteurs.

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Nini Patte-en-L’air. Françoise Dorin.
Éditions Robert Laffont. Elle était une fois. 1990.
Sur le site des bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris, un artotype de Nini Patte-en-l’air.

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