Théâtre complet 2

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Antiques. Mes bouquins du vieux temps, les rares dont la colle a tenu !

J’ouvre page 128 :

Lysistrata
Par les deux déesses, vous apprendrez qu'il y a aussi chez nous 
quatre bataillons de femmes guerrières tout armées dans la place.
Le Commissaire
Scythes, tordez-leur les mains dans le dos.
Lysistrata
Compagnonnes d'armes, sortez vite ; marchandes de graines et 
de légumes, gargotières, vendeuses d'ail et de pain, traînez, 
frappez, meurtrissez, injuriez, rivalisez d'impudence. 
(Les archers prennent la fuite.) Cessez, reculez, ne 
les dépouillez pas.
Le Commissaire
Ah ! quelle défaite pour mes archers !
Lysistrata
Et que croyais-tu ? T'es-tu figuré n'avoir affaire qu'à des esclaves ?
Ou t'imagines-tu que les femmes n'ont pas de bile ?
Le Commissaire
Elles en ont, par Apollon, et beaucoup, surtout s'il y a 
à proximité un cabaretier.
Le Coryphée
Que de paroles perdues, ô commissaire de ce pays ! Pourquoi entrer 
en pourparlers avec ces bêtes furieuses ? Ignores-tu la douche qu'elle
viennent de nous administrer sur nos pauvres vêtements, et cela sans 
lessive ?

(Lysistrata)

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Théâtre complet, tome 2. Aristophane. Traduit du grec ancien par Marc-Jean Alfonsi

Éditions Garnier Flammarion (1966)
L’édition actuelle, chez l’éditeur.

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