États d’âme de la psychanalyse

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Bibliothèque de gauche, Freud, freudiens et autres.

J’ouvre page 32 :

À cette proposition de correspondance avec Einstein, Freud ne croit pas trop, c’est bien connu, il en sourit un peu et confie alors à Ferenczi :
Il [ Einstein] s’y connaît autant en psychologie que moi en physique, nous eûmes donc une conversation agréable.
Remarque désabusée, et fort injuste au demeurant, comme l’atteste la lettre de Einstein qui anticipe à peu près tout ce que Freud pourra répondre. Freud l’avouera lui-même. L’allusion sceptique de Freud sur les incompétences respectives des deux grands savants, elle en dit long pour nous, ici, sur le front et la frontière des savoirs entre physis et psyché, entre sciences de la nature et science de l’âme  ou de l’homme, entre, d’une part, une théorie physique, un temps et un espace cosmiques, des sciences physiques, physico-biologiques, physico-chimiques ou pharmacologiques, et d’autre part, une science psychanalytique. Je prélèverai seulement, dans les deux lettres, de quoi nouer, au moins provisoirement et à titre indicatif, les questions de la souveraineté, de la cruauté et de la résistance.

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États d’âme de la psychanalyse. Adresse aux États Généraux de la psychanalyse. Jacques Derrida.
Éditions Galilée. 2000.
Chez l’éditeur

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