L’empire de l’atome

le

S.F., près du plafond, casiers transversaux de la bibliothèque.

J’ouvre page 145 :

Elle tenait avant tout à connaître les faits. Pendant trente des soixante années de sa vie, elle avait manifesté un insatiable appétit pour les détails. C’est ainsi qu’elle pressa de questions les deux chevaliers qu’elle avait engagés pour assassiner l’esclave de son petit fils, lorsqu’ils lui déclarèrent n’avoir pu découvrir la jeune fille.
— Aucune personne du nom de Selk n’est actuellement attachée à la maison du Seigneur Clane.
Son interlocuteur, un mince jeune homme du nom de Meerl, s’exprimait avec ce mélange de désinvolture et de respect qu’affectaient les spadassins les plus risque-tout quand ils s’adressaient à de hauts personnages.
— Dame, dit-il avec une révérence et un sourire, je crois que vous avez été jouée.
— Vous n’avez rien à croire, répliqua Lydia d’un ton acerbe. Vous n’êtes que le glaive ou le couteau au bout d’un bras robuste. Rien de plus.
— Et un esprit agile pour le diriger, dit Meerl.
Lydia entendit à peine. Sa réplique avait été quasi automatique. Car… Était-ce possible ? Était-il possible que Clane eût prévu sa manœuvre ?

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L’empire de l’atome. A.E. Van Vogt. Traduit de l’américain par Pierre Billion
Éditions J’ai Lu, science fiction, n° 418.
Sur noosphère…

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