Le temps des poisons

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Passons de la cave au grenier. Étagère E, 10/18

J’ouvre page117 :

Le père Clément ne voulait pas s’attarder. Ils parvinrent à un terrain communal qui s’étendait jusqu’au haut mur de briques du cimetière. Au centre, s’élançait l’énorme portail à quatre pignons. Kathryn et Colum suivirent le prêtre dans le cimetière, vaste enclos d’herbe haute et verte, de buissons, de fleurs sauvages, à l’ombre fraîche de vieux ifs noueux. Les tombes étaient bien entretenues. Quelques unes n’avaient qu’une simple croix de bois érodée part le temps, d’autres des pierres gravées. La jeune femme fut frappée par leur propreté – ni mousse ni lichen. Il en allait de même dans la vieille paroisse de Sainte-Mildred à Cantorbéry. Seul le chant d’un oiseau ou la stridulation des sauterelles rompait le profond silence. Le doux parfums des fleurs – alchémilles et pois de senteur – flottait dans l’air comme une brume odorante.
— L’arpent du bon Dieu, murmura le père Clément.

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Le temps des poisons. C.L. Grace.Traduit de l’anglais par Christiane Armandet et Nelly Markovic.
Éditions 10/18. Grands détectives N°3928. 2006.
Recension sur Babelio

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