Le violon intérieur

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Les livres pour la musique, rez-de-chaussée, petite étagère spécialisée.

J’ouvre page 104 :

Pour bien comprendre l’action du bras, il est parfois très intéressant de jouer au-dessus des cordes, sans poser les crins, mais en mimant le geste qui convient. Nous voyons alors que l’unité de la baguette et du bras n’a aucune raison d’être rompue. En effet, c’est l’appui des crins sur la corde qui, provoquant l’abandon du soutien du bras, est la cause du relâchement de la conduite et des difficultés rencontrées dans le mouvement de l’archet. Il importe de ne pas confondre le poids du bras qui est indispensable et qui résulte de sa juste décontraction, avec l’appui sur les crins, conséquence d’un relâchement du tonus postural. Cet exercice de « mime » au-dessus des cordes fait prendre conscience du poids du bras venant du dos, sans le confondre avec le relâchement qui caractérise trop souvent le bras lorsque l’archet est posé. Il faut laisser « filer » le crin sur la corde, l’accélérer  ou le freiner, mais en aucun cas soumettre l’archet à l’appui ponctuel d’une main qui ne serait pas soutenue par le bras. Ceci est vrai dans tous les petits coups d’archet dont on croit qu’ils sont effectués par le poignet ou les doigts seuls. En fait, poignet et doigts jouent la plupart du temps un rôle passif : ils ne font que répondre à la sollicitation d’un mouvement venu de plus loin.

bar--258

Le violon intérieur. Dominique Hoppenot.
Éditions Van de Velde. 1981 (2012)
Ici

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