Feux rouges

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Dans la cave, derrière les fagots, un Simenon.

J’ouvre page 11 :

« — Jusqu’ici, le nombre des morts est resté fort au-dessous des prévisions des experts, malgré la collision d’avions qui a fait trente-deux victimes au-dessus de l’aéroport de Washington. Mais prenez garde : le week-end n’est pas fini ! »
Moi, disait Louis, qui parlait toujours à mi-voix, en apportant des cacahuètes fraîches, ma femme et le petit sont chez ma belle-mère, près de Québec. Ils rentrent demain par le train.
Stève avait-il eu l’intention de commander un second Martini ? D’habitude, Nancy et lui n’en prenaient qu’un, sauf parfois quand ils dînaient en ville avant d’aller au théâtre.
Peut-être en avait-il eu envie. Pas nécessairement pour se remonter, ni à cause de la chaleur. Sans raison, en somme. Ou plutôt parce que ce n’était pas un week-end ordinaire. Quand ils reviendraient du Maine, il ne serait plus question d’été ni de vacances, ce serait tout de suite la vie d’hiver qui commencerait, les jours de plus en plus courts, les enfants qui les obligeraient à rentrer tout de suite après le bureau, une existence plus compliquée, sans aucun laisser-aller.

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Feux rouges. Georges Simenon.
Éditions Presses de la Cité. 1953 (1969)
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