Le singe et le tigre

Polars en mansarde, étagère F. J’ouvre page 97 : — Ce n’est pas prudent de traverser, Excellence ! cria le chef de la milice. Le courant devient d’heure en heure plus violent, et nous ne pouvons rien faire pour assurer la passerelle. Mieux vaut faire demi-tour. Si les cordes cassent, nous devrons abandonner cette tête…

Ne dites pas… mais dites…

Contre le mur de l’escalier, les vieux manuels de beau langage et leurs bizarres conseils… J’ouvre page 34 : Ne dites pas                                  mais dites Une cloporte                          …

L’Âge de nylon

Œuvres croisées là-haut, au-dessus de la tapisserie. La planche ploie. J’ouvre page 213 : Quand Cécile revint en automne de son voyage de noces, elle était enceinte. M’man Donzert se mit aussitôt à tricoter la layette.  Cécile aussi. Il n’était plus question de faire du secrétariat auprès de son mari. Cécile, entourée d’attentions et de…

Soljenitsyne

Petit cluster de critique littéraire, bibliothèque du milieu. J’aimerais savoir à quoi joue le hasard … J’ouvre page 87 Les romans. Du point de vue de la mise en forme artistique, il est évident que moins la fréquence moyenne de ces réactions déclenchées spontanément est élevée, moins un tel « théâtre » a de chances de représenter…

L’âme du monde

Réunion transversale au-dessus de la bibliothèque de gauche. Science-fiction. J’ouvre page 118: — Tu ne sais même pas où la chercher. Le tampon de la poste ne veut rien dire. La lettre peut avoir été postée n’importe où. Et elle t’écrit elle-même de t’abstenir de toute recherche pour le moment. Allons, écoute la voix de…

L’œuvre de Victor Hugo

Je sais que Victor Hugo était un peu spirite – mais comment pouvait-il savoir que je chercherais aujourd’hui même dans ce carton de la cave ? J’ouvre page 183 : — Ce que j’en veux faire, auguste roi de Thunes ? Voyez-vous cette rangée de statues qui ont des mines d’imbéciles là-bas au-dessus des trois…

Brouillons d’écrivains

Dans la vitrine du rez-de-chaussée avec les livres d’art et les catalogues d’exposition. J’ouvre page 63 – et le hasard ramène Victor et Adèle ! : En 1920 Hugo avait confectionné un petit carnet. Non pour y coucher des sonnets, mais pour y enregistrer de façon faiblement cryptique les incidents infimes de son idylle avec…

CARAVANES , n° 1

Sur la table, à feuilleter avant  classement sous la tapisserie. J’ouvre page 118 : Dans mes veines dans mes cendres viens l’éveil, je me lève, le monde est une maison autour de mon visage, chaque fleur est poème. L’histoire vacille comme une proie l’histoire se fait plus vive – quel feu as-tu éteint, lequel as-tu…

L’auberge du Paradis

Dernière étagère du grenier (F). Les polars bien sûr. J’ouvre page 119 : Je suis navré, commenta Sir John. J’ai fait de mon mieux. Je suis allé moi-même voir Jean de Gand. Si Brabazon avait pu agir à sa guise, ç’aurait été six cents livres. Athelstan s’aperçut qu’il ne pouvait s’empêcher de trembler. — C’est…

Louis XIII

Histoire – toujours dans la même bibliothèque et sur le même rayon. J’ouvre page 255 : C’est à la fin de la journée du 25 janvier 1619 que le mariage royal, pour reprendre l’expression du nonce, fut enfin « parfait ». Voici dans son entière crudité le passage approprié du journal d’Héroard :  » …Va chez la…

Le vicomte de Bragelonne. Tome IV

Bibliothèque du milieu, le XIXe siècle. J’ouvre, plutôt vers la fin, page 577 : LXIX Vision d’Athos Quand cet évanouissement d’Athos eut cessé, le comte, presque honteux d’avoir faibli devant cet événement surnaturel, s’habilla et demanda un cheval, bien décidé à se rendre à Blois, pour nouer des correspondances plus sûres, soit avec l’Afrique, soit…

Miss Siver intervient

L’étagère C, dans mes combles. J’ouvre page 97 : — Giles… tu m’avais dit que tu ne la connaissais pas. — Il y a des tas de gens que je ne connais pas. De qui parles-tu ? Et pourquoi as-tu pleuré comme une madeleine ? — Carola Roland… tu m’avais dit que tu ne la…

La mort du Vazir-Moukhtar

Romans traduits en français, bibliothèque de droite, étagères inférieures. J’ouvre page 395 : 12 La grande tente blanche se dressait au-dessus des tentes grises comme un taureau au-dessus d’une baranta, d’un troupeau de moutons. — Mon bienfaiteur, mon inestimable bienfaiteur, dit Griboïedov en inclinant la tête. — Allons, allons, dit le petit Paskévitch en le…

Le mal de mer

Romans après Proust. Bibliothèque de droite – rayons du haut. J’ouvre page 55 : Aujourd’hui la mer est à peine formée. Elle se soulève avec négligence, retombe sans effort, une élastique pulsation d’artère ; d’ici deux heures elle sera basse, à midi, en plein soleil, et puis ça recommencera, la montée vers le vieux port,…

La vie quotidienne en Allemagne à l’époque romantique

Histoire, à droite dans la bibliothèque de gauche, rayons du bas. J’ouvre page 71 : Car des témoins dignes de foi, comme Georg Forster ou Varnhagen, assurent que dans les pays du vignoble rhénan, réputés comme prospères, la pauvreté était grande. Sous ces climats peu sûrs, on ne pouvait guère compter qu’une bonne année sur…

L’après-midi de Monsieur Andesmas

Romans après Proust, bibliothèque de droite, rayon du haut. J’ouvre page 58 : Il se tait, un peu confus. Il baisse les yeux, puis les relève lentement tout en examinant avec effarement l’emplacement de la terrasse future. — Comment peut-il se permettre une chose pareille ? Un jour ou l’autre, en robe riche de couleur…