Je ne suis jamais sorti de Babylone

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Le rayon des poètes, sur le mur ouest – et les amis disparus.

J’ouvre page 37 :

D’une main nous tenons la nuit, de l’autre la parole

Tel aujourd’hui le saule, tournoyant dans ses nids.

S.o.s. à la mer. S.o.s. à la pluie. Au suaire du vent
qui nous colle à la peau.

Nous savons tous que les mots sont fossiles.
Écailles d’un autre âge.

Il ne reste plus rien des rêves. Seulement
l’inachèvement des tempêtes, le bleu déchu du
ciel dans nos vertèbres.

Chaque jour pour le judas du temps montrant nos traces.

Je ne suis jamais sorti de Babylone. Pierre Colin
Éditions Multiples, collection fondamente, 2008.
Mon hommage à Pierre, sur le site de la Baraque de Chantier

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