Le nu au Louvre

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Les mystères de la cave : un joli bouquin ancien, bien relié, avec gravures (tirées de l’œuvre de Boucher) et photographies.

J’ouvre sur Le Titien :

Jupiter et Antiope

Même sujet que le Corrège, mais dans un sentiment bien différent. Le triomphe de la nudité féminine, aussi, mais dans un décor moins intime, moins profondément ému. Sous les traits du satyre symbolique, Jupiter n’y a pas cherché la solitude chère cependant aux amoureux de quelque sincérité.
Dans un paysage grand ouvert, sous le ciel doré qui semble être descendu sur le char rayonnant de Phébus, parmi les témoins que permet la légende rustique ; plus curieusement qu’avec une passion vraiment frémissante, il découvre les charmes, enveloppés jusque là d’une draperie, de celle qu’il veut à lui tout entière.
C’est une façon de satyre vieux et concupiscent, non pas celui dont l’âme virile des grands bois, tout plein de l’amour des bêtes en rut, et le souffle du dieu Pan créateur soulevant la poitrine velue ; le satyre jeune et plein de vigueur dont les pieds fourchus battent la défaite des nymphes surprises dans l’épaisseur des frondaisons. C’est le vieux monsieur de l’Olympe qui s’amuse, un Jupiter qui se souvient de Léda et de Danaë.

Le nu au Louvre. Armand Silvestre.
Éditeur-imprimeur E. Bernard et Cie, 1891.
Armand Silvestre, très daté !

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