Les démons de Barton House

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Une petite virée sous les combles, et une anglaise plus récente que mes vieilles préférées.

J’ouvre page 153 :

— Je peux voir les corneilles ? »
Elle jeta un coup d’œil à sa montre. « L’installation me prendrait trop de temps. Il faudrait que je réaligne les projecteurs. » Elle effleura les boutons, plongeant la pièce dans le noir avant de me faire sortir et de refermer la porte. « Pour le moment, je travaille sur la bande son des belettes. Quand j’aurai fini, j’installerai peut-être les corneilles ».
Je la raccompagnai jusqu’à la cuisine. « Mais à quoi servent ces films ? C’est pour des écoles ? Qu’est-ce que tu en fais ?
— Rien.
— Comment-ça, rien ? »
Elle prit des sandwichs, emballés dans du film plastique, sur le plan de travail et les fourra dans sa poche. « C’est un passe temps, c’est tout », dit-elle.
Je la regardai, incrédule. « Tu es folle ? À quoi bon faire des films que personne ne voit ? Il faut les montrer… te trouver un public. » Je m’interrompis. « C’est comme si j’écrivais des articles que personne ne lit.

Les démons de Barton House. Minette Walters. Traduit de l’anglais par Odile Demange.
Éditions Pocket, Policier. 2007.

Babelio en parle

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