La Guerre des Gaules

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Sorti de la cave, un peu de cirage pour nettoyer les taches de moisi sur la couverture, et comme neuf…

J’ouvre dans les pages non numérotées :

XVIII. Ces succès enflèrent tellement Scipion, qu’il résolut de risquer une bataille ; et que, laissant d’un côté Afrianus, de l’autre Juba, qui campaient séparément à peu de distance de lui, il plaça son camp au-dessus d’un lac près de la ville de Thapse, et le fortifia pour servir d’arsenal et de retraite à ses troupes. Il était occupé de ce travail, lorsque César, traversant avec une incroyable rapidité un paysage marécageux et coupé de défilés, tombe sur ses soldats, prend les uns en queue, attaque les autres de front et les met tous en fuite. De là, saisissant l’occasion et profitant de sa fortune, il prend tout d’un trait le camp d’Afrianus, enlève et pille celui des Numides, d’où Juba s’était retiré. Ainsi, dans la moindre partie d’un seul jour, il s’empare de trois camps et tue cinquante mille ennemis, sans avoir perdu cinquante des siens.

(Plutarque, Vie de César)

La Guerre des Gaules, avec les commentaires de Napoléon, précédé de la Vie de César de Plutarque.
Éditions Jean de Beaumont, 1982.
Sur ebay

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