La mort et les chères petites

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Sous les combles, une série ancienne, bien faite et pas fatigante. Étagère D.

J’ouvre page 123 :

— Je relis Proust. Si vous saviez quels trésors d’ingéniosité j’ai déployé pour cacher ces douze volumes à maman et à Nounou ! J’adore Proust. J’y retrouve tout ce que j’ai observé autour de moi : politesse et culture à la surface, pourriture et saloperie par-dessous. C’est ce que vous pensez aussi, docteur ? conclut-elle en me dévisageant.
Je fus obligé d’avouer que, dès qu’on se donnait la peine de gratter un peu l’écorce, on se réservait des surprises désagréables. Mais je me gardai bien de dire à quel point c’était vrai de l’univers hiltonien.
— Vous devez me trouver ridicule d’en être encore, à dix-neuf ans, à poser des questions pareilles, reprit Rosalind. Mais, vous comprenez, je n’ai jamais vécu. Même Perdita et Héléna en savent plus long que moi. Elles ont travaillé quelques mois aux laboratoires Arkwright, l’hiver dernier. Oncle Georges a naturellement fini par les flanquer dehors. Il souffrait de les voir se donner du bon temps. Mais elles, au moins, elles on pu vivre en milieu non stérilisé.

La mort et les chères petites. Jonathan Stagge. Traduction nouvelle de Michel Averlant.
Éditions J’ai Lu Plicier. P 61. 1967.
À propos des auteurs et de leurs séries

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