La danseuse du Gai-Moulin

Un petit Maigret de derrière les fagots pour se détendre (cave, carton)

J’ouvre page 49 :

« Tu es sûr ?
— Certain… je l’ai bien reconnu… Il était autrefois inspecteur dans notre quartier… »
Delfosse avait plus que jamais la tête en lame de couteau et tandis qu’il passait sous un bec de gaz son compagnon constata qu’il était livide. Il fumait, à petites bouffées fiévreuses.
 » Je n’en peux plus… Voilà déjà quatre heures que cela dure… Tiens, retourne-toi vite… Je l’entends à moins de cent mètres de nous… »
On ne distinguait que la silhouette banale d’un homme qui marchait le long des maisons de la rue de la Loi.
 » Cela a commencé tout de suite après le déjeuner… Peut-être avant… Mais je ne m’en suis aperçu qu’en m’installant à la terrasse du Pélican… Il s’est assis à une table voisine… Je l’ai reconnu… Il y a deux ans qu’il est de la police secrète. Mon père a eu besoin de lui à la suite d’un vol de métaux dans les chantiers. Il s’appelle Gérard ou Girard… Je ne sais pas pourquoi ça m’a énervé… Cela m’énervait…

La danseuse du Gai-Moulin. Georges Simenon.
Le Livre de Poche, n° 2920. 1974 (1931)

Chez l’éditeur

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