Azazel

le

D’un tas posé sur l’étagère C, dans le grenier. Polars.

J’ouvre page 97 :

Heureux de l’effet que sa plaisanterie avait produit sur son interlocuteur, Ivan Frantsevitch se leva et regarda une nouvelle fois autour de lui.
— Vous devez bien payer une dizaine de roubles pour ce réduit, non ?
— Douze, répondit dignement Éraste Pétrovitch.
— Cet environnement m’est familier. J’ai moi-même vécu dans un tel cadre. Alors que j’étais collégien dans la glorieuse ville de Kharkov. Voyez-vous, moi aussi, j’ai perdu mes parents très jeune. Eh bien, c’est au moins utile pour la formation de la personnalité. Conformément à la table des rangs, votre salaire est de trente-cinq roubles argent, c’est bien cela ? interrogea le conseiller d’État, passant de nouveau du coq à l’âne.
— Plus un complément trimestriel pour les heures supplémentaires.
— Je donnerai des instructions afin qu’il vous soit attribué une prime de cinq cents roubles sur le fonds spécial. Pour votre zèle et pour le danger encouru. À demain donc. Venez me voir, nous travaillerons sur les différentes hypothèses.
Et la porte se referma sur l’étonnant visiteur.

Azazel. Boris Akounine. Traduit du russe par Odette Chevalot.
Éditions 10/18, Grands Détectives, n°3469, 2001.
Chez un libraire au joli nom

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