Le Vicomte de Bragelonne, tome I

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Bibliothèque du milieu, mes classiques, le 19e siècle, et Dumas.

J’ouvre page 190 :

Ah ! malheureux que je suis, continua d’Artagnan : il faut trente chevaux; c’est ruineux. Où diable avais-je la tête en oubliant les chevaux ! On ne peut songer cependant à faire un coup pareil sans chevaux. Hé bien soit, ce sacrifice, nous le ferons, quitte à prendre les chevaux dans le pays ; ils n’y sont pas mauvais, d’ailleurs. Mais j’oubliais, peste ! trois bandes, cela nécessite trois commandants, voilà la difficulté : sur les trois commandants, j’en ai déjà un, c’est moi ; oui, mais les deux autres coûteront à eux seuls presque autant d’argent que le reste de la troupe. Non, décidément, il ne faudrait qu’un seul lieutenant. En ce cas, je réduirai ma ;troupe à vingt hommes. Je sais bien que c’est peu, vingt hommes ; mais puisqu’avec trente j’étais décidé à ne pas chercher les coups, je le serai bien plus encore avec vingt. Vingt, c’est un compte rond ; cela d’ailleurs réduit de dix le nombre de chevaux, ce qui est une considération ; et alors, avec un bon lieutenant… Mordieu ! ce que c’est pourtant que patience et calcul ! N’allais-je pas m’embarquer avec quarante hommes, et voilà maintenant que je me réduis à vingt pour un égal succès. Dix mille livres d’épargnées d’un seul coup et plus de sûreté, c’est bien cela.

Le Vicomte de Bragelonne, tome I. Alexandre Dumas.
Le Livre de Poche, n° 781/782/783. 1961.
Il est là

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