Les vents du temps

le

Au-dessus des bibliothèques, mes casiers de vieille S.F.

J’ouvre page 91 :

— Ne bouge pas, Derryoc, dit-il en lui posant la main sur l’épaule. Détends-toi.
L’anthropologue ferma les yeux, puis les rouvrit. Sa bouche formait une ligne mince, serrée. Son souffle était faible, heurté, comme si quelque chose obstruait sa gorge.
— Nous nous sommes posés, expliqua Arvon. C’est fini maintenant. Tu as pris un coup sur la tête, mais tous ira bien. Simplement, ne bouge pas. Compris ?
Derryoc hocha faiblement la tête.
Wyik pénétra dans la salle de contrôle, Kolrak derrière lui.
Derryioc repéra le prêtre, et réussit à étirer les lèvres pour un léger sourire.
— Tu viens pour moi ? demanda-t-il.
Kolrak hésita, puis répondit :
— Je suis ici en tant que médecin.
Derryioc grimaça.
— Je ne me sens pas bien, docteur. L’estomac… Comme si j’allais vômir…
Il s’interrrompit, ses yeux se voilèrent.
— Derryioc ! lança le commandant. Fais un effort. On a salement besoin de toi.
Une lueur de conscience renaquit dans le regard de l’anthropologue.
— Me sens mal. Dur de réfléchir. Peut pas attendre ? murmura-t-il.
— Je ne sais pas, fit Wyik.

Les vents du temps. Chad Oliver. Traduit de l’américain par Michel Lederer.
Éditions J’ai Lu, 1978.
Pas trop bien noté chez Babelio…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s