Victor Hugo, dessins visionnaires

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Sous la vitrine du rez-de-chaussée. Livres d’art et catalogues d’exposition.

J’ouvre page 95 :

Ramuz écrit quelque part qu’au lieu de perdre notre temps avec les productions contemporaines nous ferions mieux de revenir aux grandes œuvres, et de (re)lire par exemple tout Hugo. Le conseil est bon et pèse son poids venant d’un auteur qui, s’il ne semble jamais avoir partagé l’hugophobie largement répandue en son temps des deux côtés du Léman (à l’exception notable de la comtesse de Noailles, de taille à tenir tête à l’univers entier sur ce point) n’a pas multiplié les références à ce Victor Hugo qu’il imitait dans sa jeunesse, lui préférant apparemment, comme maîtres à écrire, Chateaubriand, Flaubert et Baudelaire – ce qui était aussi bien de son temps, et quelquefois du nôtre encore. Pourtant, après les travaux d’une ou deux générations de précurseurs et d’éditeurs, au nombre desquels Henri Guillemin, Jeanlouis Cornuz, les Éditions Rencontre, la Guilde du livre et la Compagnie du livre français figurent en bonne place, la « situation de Victor Hugo », qui a fêté ses deux cents ans il y a maintenant un lustre, a singulièrement changé : il est entré, tout armé d’une modernité qui n’en finira jamais d’être redécouverte et proclamée, dans un XXIe siècle qui n’éprouve aucune peine à se retrouver en lui.

Victor Hugo, dessins visionnaires.
Catalogue de l’exposition à la Fondation de l’Hermitage, Lausanne.
5 Continents Éditions, 2008
Sur le site de la Fondation

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