L’éducation sentimentale

Même à la cave, le hasard est bloqué dans le passé, ces jours-ci. Micro-livre, de poche.

J’ouvre page 293 :

Puis elle revint correctement habillée. Sa taille, ses yeux, le bruit de sa robe, tout l’enchanta. Frédéric se retenait pour ne pas la couvrir de baisers.
— Je vous demande pardon, dit-elle, mais je ne pouvais …
Il eut la hardiesse de l’interrompre…
— Cependant… vous étiez très bien… tout à l’heure.
Elle trouva sans doute le compliment un peu grossier, car ses pommettes se colorèrent. Il craignait de l’avoir offensée. Elle reprit :
— Par quel bon hasard êtes vous venu ?
Il ne sut que répondre ; et, après un petit ricanement qui lui donna le temps de réfléchir :
— Si je vous le disais, me croiriez-vous ?
— Pourquoi pas ?
Frédéric conta qu’il avait eu l’autre nuit, un songe affreux :
— J’ai rêvé que vous étiez gravement malade, près de mourir.
— Oh ! ni moi, ni mon marri ne sommes jamais malades !
— Je n’ai rêvé que de vous, fit-il.

L’éducation sentimentale. Gustave Flaubert. Pr&face de Henri Guillemin.
Éditions du Milieu du Monde. 1952
Saviez-vous que le manuscrit de l’Éducation sentimentale, conservé à la BNF, comprend 13 volumes?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s