Peinture et société

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Contre le mur de l’escalier, propos sur les arts.

J’ouvre page 99 :

Mantegna. Saint Sébastien (v. 1472)

L’arc et l’architrave rompue rappellent l’hypothèse fondamentale du cube (cf. figure 15 le mur de Ghirlandajo) ; l’alliance de l’homme-héros et de la colonne — la verdure souligne l’identification avec l’arbre, — constitue le point d’aboutissement d’une spéculation qui tend à déterminer une représentation moderne de la vie. On vient de signaler la présence de deux « vedute » qui sont aussi une illustration de la vie triomphante en dépit des bourreaux aussi bien dans le passé que dans le présent. La Rome éternelle, à chacun de ses âges, proclame cette foi incoercible dans la Vie (cf. la Profanation de l’Hostie, figure 5, et la Visitation , figure 19). C’est un manifeste en faveur de la de la doctrine de la conciliation des deux vérités, celle des Anciens et celle du Christ. La Renaissance l’exprime en plaçant dans de nouveaux rapports des éléments traditionnels dont le contexte change. Mêmes « objets » ; nouvelle culture et nouvelle expérience sensible.

Peinture et société. Pierre Francastel.
Éditions Gallimard. Idées/arts. 1965.
L’hommage des Annales à Francastel.

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