Odyssée

le

Les antiques, bibliothèque de droite, étagère supérieure.

J’ouvre page 91 :

L’antre de Calypso

L’aurore se levait de sa couche, aux côtés du glorieux Tithon, pour apporter le jour aux dieux et aux mortels. Les dieux prenaient séance autour du Haut-Tonnant, de Zeus, qui, sur eux tous, l’emporte par la force. Athéna leur contait les angoisses d’Ulysse, car, y pensant toujours, elle avait sur le cœur qu’il restât chez la Nymphe.
ATHÉNA. Zeus le Père ! et vous tous, éternels bienheureux ! à quoi sert d’être sage, accommodant et doux, lorsque l’on tient le sceptre, et de n’avoir jamais l’injustice en son cœur ? Vivent les mauvais rois et leurs actes impies ! Car est-il souvenir de ce divin Ulysse chez ceux qu’il gouvernait en père des plus doux ? Mais il gît dans une île, où les maux le torturent ; là-bas, en son manoir, la nymphe Calypso, de force, le retient : il ne peut revenir au pays de ses pères, n’ayant ni les vaisseaux à rames ni les hommes pour voguer sur le dos de la plaine marine… Et l’on veut lui tuer le fils de son amour, qui revient au logis, car il était allé s’enquérir de son père, vers la bonne Pylos et Sparte la divine.

Odyssée, tome 1. Homère. Traduction de Victor Bérard.
Le Club du meilleur livre. 1959
On trouve les deux tomes ici

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