Les voix intérieures

le

La cave ! son imprévisible diversité…

J’ouvre page 133 :

Oh ! ne regrette rien sur la haute colline
Où tu t’es endormi !

Là, tu reposes, toi ! Là, meurt toute voix fausse.
Chaque jour, du Levant au Couchant, sur ta fosse
Promenant son flambeau,
L’impartial soleil, pareil à l’espérance,
Dore des deux côtés, sans choix ni préférence,
La croix de ton tombeau

Là, tu n’entends plus rien que l’herbe et la broussaille,
Le pas du fossoyeur dont la terre tressaille,
La chute du fruit mûr,
Et, par moment, le chant dispersé dans l’espace
Du bouvier qui descend dans la plaine et qui passe
Derrière le vieux mur !

(À Eugène, Vicomte H. — Mars 1837)

Les Voix Intérieures, suivi de Les Rayons et les Ombres. Victor Hugo.
Librairie Hachette, 1879.
Ce n’est pas tout à fait celui-là

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Il garde la trace de toutes les mains qui l’ont lu.

    J'aime

    1. ecridom dit :

      Et peut-être même qu’une petite souris l’a dévoré !

      Aimé par 1 personne

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