Il faut beaucoup aimer les hommes

le

Bibliothèque de droite, romans après Proust.

J’ouvre page 251 :

Jungle fever

Les décorateurs avaient bien travaillé, on se serait cru tout à fait en Europe. La « porte d’acajou du premier étage » : voilà qui n’avait pas été difficile à trouver, du ngollon, ici, et pas cher. Pour la cheminée de marbre d’une « monumentale blancheur » et pour le piano à queue « pareil à un sombre sarcophage », le scénographe avait privilégie, par défaut, l’atmosphère sépulcrale. Un guéridon, un fauteuil rapetassé, les rideaux qui étaient déjà là, un tapis d’importation : tourner les scènes de la Promise au vieux casino de Kribi coûtait moins cher que n’importe où ailleurs. Tout à fait en Europe, oui, sauf la chaleur. Elle et Vincent tentaient d’en rire, lui dans son costume fermé d’une cravate, elle dans sa robe boutonnée jusqu’au cou.

Il faut beaucoup aimer les hommes. Marie Darieussecq.
Éditions P.O.L., 2013.
Chez l’éditeur

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