Les maoccidents

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Petite rangée de livres politiques, bibliothèque de droite, étagère supérieure – sous les Antiques…

J’ouvre page76 :

Par delà les ruptures personnelles, les clivages idéologiques, les ex-maos ont conservé bien des traits communs. D’abord, la certitude que la guerre des idées est la seule qui importe, et qu’elle ne se gagne pas avec des gants blancs. Ensuite un rapport terroriste au langage, déterminé par la haine du compromis. Leurs joutes continuent de polariser le champ intellectuel français, où les avant-gardes ont d’autant plus d’impact qu’elles occupent les marges : « C’est un jeu stratégique qui se déploie dans un mouchoir de poche, poursuit Bernard-Henry Lévy. Mais tous ont un rayonnement considérable, selon le principe de la micro-secte à effets virulents. Et de même qu’il y eut jadis une génération structurée par le face à face entre ces deux enragés qu’étaient André Breton et Louis Aragon, de même il y a aujourd’hui une génération qui doit choisir entre deux sartriens, Benny Lévy et Alain Badiou. »

Les maoccidents, un néoconservatisme à la française. Jean Birnbaum.
Éditions Stock, Parti Pris, 2009.
Chez l’éditeur

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