Le thé des trois vieilles dames

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Ne négligeons pas les « mauvais genres ». 10/18, étagère E.

J’ouvre page 123 :

La chaîne de collines des Voirons ressemble à un géant au poil noir, se prélassant avec volupté dans le paysage. Des bourrasques s’élançaient de ces collines, comme des messagères chargées d’avertir le lac de l’approche du soir. Jakob se leva lentement, comme un homme qu’on a chargé d’un lourd bagage et doit maintenant se tenir debout. Il s’avança vers les premiers arbres bordant la clairière — il titubait légèrement. Il revint sur ses pas, et se laissa tomber dans l’herbe. Natacha agrippa ses épaules maigres d’adolescent : « Écoute, je t’ai raconté le plus pénible. Encore un peu de courage, et je pourrai te dire comment tu peux m’aider. Si du moins tu en as encore envie. »
Ses mains caressèrent les épaules, le cou du garçon. Puis elle lui saisit la tête, et le força à la regarder longuement dans les yeux.

Le thé des trois vieilles dames. Friedrich Glauser. Traduit de l’allemand par Philippe Giraudon.
Éditons 10/18. Grands détectives, n° 3191 ( 1998 pour la traduction).
Chez Gallimard

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