Logique formelle et logique dialectique

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Bibliothèque de gauche. Philosophes marxistes.

J’ouvre page 61 :

Les vérités mathématiques passent pour être éternelles. Par exemple, « Un et un font deux. »
Or, le caractère exact de cette propriété en arithmétique se trouve mise en discussion depuis longtemps par les philosophes ou les mathématiciens. D’après les uns, il n’y a rien de plus dans « deux » que dans « un » et « un ». Ce serait une tautologie, une simple répétition ; ou encore, comme disent les logiciens, un « jugement purement analytique » dans lequel l’attribut était déjà contenu dans le sujet, de sorte que le jugement énonce seulement le résultat d’une analyse logique du sujet (thèse de l’école leibnizienne et « logistique » moderne). À quoi les kantiens répondent avec raison que la pensée relie et réunit « un » avec « un » par un acte, et que le jugement en question constitue une synthèse. Comment attribuer un caractère éternel à une vérité dont la nature précise est en discussion ?
Plus généralement, les vérités mathématiques, nous le verrons, s’aperçoivent constamment sous des aspects nouveaux. Immobiles, éternelles, elles seraient infécondes.

Logique formelle, logique dialectique. 3e édition, avec une nouvelle introduction. Henri Lefebvre.
Éditions Sociales. Terrains. 1982 (1946)
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