Cosas sin nombre

Les poètes sous la tapisserie. Étagères du mur ouest. J’ouvre ici : 9 Hay quienes una muerte simple. Mueren del frìo que se cuela por sus pies.Divagan indefensos hasta olvidar sus nombres conocidos.Sólo les queda la piel como oscuro distintivo, como un gendarme que señala dónde estan.Su paso es de cartílago, su existencia, un accidente,…

Le sang des innocents

Jour du polar. Étagère C. J’ouvre page 121 : Trueblood s’énerva :— Taisez-vous et laissez-le continuer. Melrose, recommence.— Chèvre. Chipotée. Chambardée. Chaude-pisse…Melrose s’interrompit, lançant un regard soupçonneux autour de la table.— Chaude-pisse ? Qui a proposé ça ?Jury regardait le plafond d’un air innocent.— Si vous ne prenez pas le concours au sérieux, ça ne…

Miro

Rez-de-chaussée, vitrine pour les artistes. J’ouvre page 189 : Les peintures sauvages 1934 -1938 Les premiers tableaux sur carton de 1935 continuent les pastels mais l’huile donne toutefois un accent plus dramatique, un éclairage plus précis, une présence plus agressive aux personnages apparus. Ce n’est pas de gaieté de cœur, ni sans refus, ni sans…

Ce doux pays

Romans policier, là-haut. Bien noir. J’ouvre page 155 : 15 L’appartement de Jimmy Foro parut à Winter plus grand que lors de sa première visite. Ça lui arrivait souvent. C’était une question de temps. Deux ou trois jours après le crime, les choses prenaient une autre forme, d’autres proportions. Tout revenait à l’étale. L’espace, comme…

Carnets d’Europe

Contre le mur de l’escalier, la photographie. J’ouvre page 82 : JOUR 9 Assiette à l’effigie de Franz Josef dans une boutique de souvenirs, Vienne, Autriche De puissantes barges remontent péniblement le Danube à une vitesse moyenne de 5 ou 6 km/h. Ça c’est un fleuve ! Sa pulsation est palpable jusque dans nos propres…

Les Temps Nouveaux, n° 4

Rayon politique, étagère supérieure de la bibliothèque de droite – à gauche. J’ouvre page 127 : Il y a trois modes de financement des hôpitaux : soit par un prix de journée comme à l’hôtel, soit par un budget comme l’éducation nationale ou l’armée, soit en fonction des actes ou de l’activité. Chacun de ces…

Rubicon

Jour du polar, bonjour. J’ouvre page 57 : Cicéron parut atterré. Sa réaction me semblait bien un rien exagérée. C’était un orateur habitué à faire son numéro pour la personne la plus éloignée dans la foule et, par réflexe, il était enclin à forcer la note.— C’est épouvantable ! Assassiné, dis-tu. Mais comment ?— Étranglé.—…

L’honneur de Sartine

Un bon polar de mansarde pour ce dimanche après-midi ? J’ouvre page 267 : Elle se leva, le regarda avec une intensité qui le frappa et disparut dans les profondeurs du couvent. Une main invisible tira le rideau derrière la grille. Il demeura un moment prostré dans son fauteuil, incapable de mesurer ce que signifiait…

Pour Bernard Noël

je ne sais plus les mots ils sont là-bas comme nos montres genoux genoux ta main posée et en avant le ciel on voudrait croire encore qu’il peut tomber mais nos têtes sont devenues solides et tu vois je touche la terre avec plus de crainte que je ne lève les yeux car c’est bien…

Le coin des ânes

Polars de tout en haut, 10/18, étagère E. J’ouvre page 93 : Le premier fut bientôt mis en œuvre et se révéla un peu décevant. La doublure grecque de M. Moulin se leva soudain, s’éloigna, et ce fut tout. Les spectateurs restaient nettement sur leur faim. Mahmoud demanda aux clients de l’hôtel s’ils avaient vu…

Suivre l’absente

Les poètes sont à l’Ouest, toujours, au pied du mur. J’ouvre page ? , une double page non paginée : Ses mains derrière la nuque elle cambre les reins petite fille aux grains de sable Les bras en émoi autour de son corps Suivre l’absente. Michel Lac. Encres et mise en page de Valérie Ghévart.Éditions…

Les maoccidents

Petite rangée de livres politiques, bibliothèque de droite, étagère supérieure – sous les Antiques… J’ouvre page76 : Par delà les ruptures personnelles, les clivages idéologiques, les ex-maos ont conservé bien des traits communs. D’abord, la certitude que la guerre des idées est la seule qui importe, et qu’elle ne se gagne pas avec des gants…

Trois nouvelles de la Bibliothèque

Un nouveau livre de La Baraque de Chantier… «L’apport de Jorge Luis Borges à la bibliothèque en tant que thème littéraire est si important que toute variation après lui (si ce n’est avant lui) n’est que la répétition d’un des motifs qu’il a dessinés. Je me rappelle un poème anonyme publié dans la revue Sur, dont…

Le dernier rêve de la colombe diamant

Romans policiers, dans la mansarde. Rayons 10/18, étagère E. J’ouvre page 155 : Nous nous sommes frayé un chemin vers la pièce adjacente, équipée celle-ci de barreaux : la cellule. J’ai touché du doigt l’armature métallique d’une couchette, puis senti une main pressante se poser sur ma manche.— Regarde, Emily !Ses yeux étaient écarquillés.Dressée contre…

Bernard Noël ou Achille immobile à grands pas

Discours sur les poètes par eux-mêmes, sous les poètes du mur ouest, sous la tapisserie. J’ouvre page 23 : Oubliez Zénon un instant, pensez à son disciple.Bernard Noël, c’est Leucippe de Millet, le premier atomiste. Bon. La terre tourne. La mer aussi. Peut-être que les vagues, elles, sont immobiles ? Je veux bien croire. Ça…

Les douze indices de Noël

Noël est passé ? Pas dans le grenier. J’ouvre page 69 : Le mur du couloir principal était percé d’une rangée de quatre grandes fenêtres identiques. Les embrasses de cuivre et les anneaux de bois avaient été retirés (c’étaient des objets de collection désormais), mais les cantonnières alambiquées étaient encore en place. Les fenêtres avaient…