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Poètes, encore, toujours, à l’ouest. J’ouvre page 105 : la mort m’éclabousse  • Ta mort m’éclabousse la nuit affleure à la girouette les nuages roses se retirent par les toits et je supplie la lumière je me penche à la lueur fuyante sur ta photographie tu regardes toujours ton verre tu sondes l’air du silence…

Les arbres bavardent, ils nous attendent

Mur ouest, poésie grand format, sous la tapisserie. Non paginé. J’ouvre ici : Il te faudrait entendre l’eau pour murmurer les sources ciel coulé de rivières aux sillons des montagnes il offrira l’éclat aux roches délavées tu poseras l’oreille contre une pierre rare il n’est pas sûr que la source te parle ce que tu…

Vies d’un immortel

  Poètes, toujours consignés au mur ouest, sauf si en revues. J’ouvre page 20 : À ma gauche, des silhouettes glissent dans la fumée aux cris de : En avant ! Ai-je bien vu passer un gonfanon tout blanc dont les pointes me battaient jusqu’aux mains ? Une puanteur monte de la boue visqueuse comme…

Poèmes

Poètes à l’ouest, sous la tapisserie. Grands formats. J’ouvre page 69 : Si j’avais pour moi voulu être un des héros, Et, librement, de la voix du berger, ou de l’homme du pays de Hesse, Allais, dans une langue telle que la sienne native, jusqu’à le dire Alors cela serait sur l’océan. L’action, oui, lorsqu’on…

La Pucelle

Littérature classique. Rayon XVIIIe – bibliothèque du milieu. J’ouvre page 59 : Il dit, et vole, et le vent emportait Lui, son cheval et tout ce qu’il disait. La belle Agnès qui se croit poursuivie, Court dans les bois au péril de sa vie ; Le page y vole, et plus elle s’enfuit, Plus notre…

N° 34

Casier transversal de gauche, au-dessus de la bibliothèque du milieu, revues de poésie petit format. J’ouvre page 21 : AIOU AIOU existe depuis 1985. Dans les 7 premiers numéros, réalisés en photocopie et distribués confidentiellement, il s’agissait d’allier l’écriture à la mise en page en incluant une expérience sur les images, sans forcément passer par…

L’instant fatal

Rayon du mur ouest – poètes en stock. J’ouvre page 75 L’explication des métaphores Loin du temps, de l’espace, un homme est égaré Mince comme un cheveu, ample comme l’aurore, Les naseaux écumants, les deux yeux révulsés, Et les mains en avant pour tâter le décor — D’ailleurs inexistant. Mais quelle est, dira-t-on, La signification…

Les forces tumultueuses

Cartons de cave (il doit y avoir un nid de Verhaeren quelque part…) J’ouvre page 53 : Les forces tumultueuses Mais la clarté du ciel sait bien qu’il est allé Souvent, loin des cités, en plein pays de bois, Près d’un marais mortel couleur d’encre et de poix Dont le sol noir de moisissure est…

Pour ce qui est des ténèbres

Vient d’arriver. Panier à lire, en bas, sur le tapis. J’ouvre page 43 : Clotilde dans la bousculade des incompréhensions, enfermée derrière le treillis de fer. Ils ont découpé les cordes de la lyre au sécateur, serait-ce la séquence effacée du film, celle où la poussière retombe sur les charniers ? Toi, mon fantasme protéiforme,…

Textes inédits

Rayon des poètes, grands formats, mur ouest – sous la tapisserie au petit point… J’ouvre page 39 : Lettre à G. Maly Jeudi […] Voyage sans histoire. Rien d’agréable ni de désagréable. Soudain à Lyon, la pensée que ma Lyonnaise de faïence grossière ne m’avait pas relancé depuis un certain temps (petit pincement mécontent du…

Les contemplations

Casier transversal au-dessus de la bibliothèque de droite – « petits classiques » , ici en livraisons à 25 centimes le volume. J’ouvre page 32 : Les Mages – XI Oh ! vous êtes les seuls pontifes, Penseurs, lutteurs des grands espoirs Dompteurs des fauves hippogriffes, Cavaliers des pégases noirs ! Âmes devant Dieu toutes nues, Voyant…

Poèmes de jeunesse

Mur ouest, poètes du rayon petits formats – poésie blanche nrf. J’ouvre page 45 : Pastorela di Narcis Jèir vistítdi fiesta (ma i èrin di Vinars) i zevi par i tínars pras e i ciamps àrsis. I tegnevi li mans in sacheta… Cutuàrdis àins ! cuàrp cialt di belessa ! I tociavi la me cuessa…

Du domaine

Poètes grand format, sur le mur ouest. J’ouvre page 71: o Pas pour toujours, Dit la pluie. o Le domaine s’étonne De l’orage, La condamnation. o Il y a des feuilles Plus taciturnes. Du domaine. Eugène Guillevic. Éditions Gallimard. NRF. 1977. Chez l’éditeur

Dictionnaire de rimes

Sous le rayon des poètes, au mur ouest, avec un peu de technique langagière. J’ai ouvert page 80 : ESSE ÊT long et AIT long acquet                          méconnaît (il), v. apprêt                          naît (il), v. arrêt                             plaît (il), v. benêt                            prêt, adj. connaît (il), v.              prêt, subst. conquêt                        protêt est (il), v.                       renaît (il), v. forêt                             …

Rivaginaires 25

Avec les revues de poésie, casier transversal inférieur, au-dessus de la bibliothèque centrale. J’ouvre page 47 : Nous ne portons plus d’ombre attachée à nos pas. Le soleil nous traverse comme on traverserait un lac pris par le gel. Le ciel ne parle plus que des langues lointaines. Les écluses se sont refermées, captivant nos…

Les villes tentaculaires

Caisse en cave, à l’aveugle. Cassé. Non coupé. Il prendra place sur le mur ouest. J’ouvre page 105 : L’ÂME DE LA VILLE Les toits semblent perdus Et les clochers et les pigeons fondus, Par ces matins fuligineux et rouges, Où, feux à feux, des signaux bougent. Une courbe de viaduc énorme Longe les quais…