Jacques le fataliste et son maître

Bibliothèque du milieu, rayon XVIIIe siècle. Diderot, qui en dix mots m’attrape, et m’attache. J’ouvre page 68 : Jacques — […] … Mon maître, vous ne m’écoutez pas, et je sais ce qui vous distrait, je gage que ce sont ces fourches patibulaires. Le Maître — Je ne saurais en disconvenir. Jacques — Je surprends…

L’amour dure trois ans

Dans la cave, avec les livres dont j’ignore la provenance. J’ouvre page 95 : Croyez-moi : j’ai tout essayé pour ne pas tomber amoureux. Mettez-vous à ma place : chat échaudé craint d’être ébouillanté. Mais je ne pouvais cesser de penser à Alice. Par moment, je la haïssais, je la détestais vraiment, je la trouvais…

Trafic d’or sous les Tang

Haut grenier. Polars 10/18, étagère F. J’ouvre page 63: […] La semaine dernière, un mien cousin qui passait par là le soir a vu un moine décapité se promener au clair de lune, sa tête sous le bras. — Auguste Ciel, cria Tsiao Taï. As-tu fini de débiter tes horreurs ? Comment ferai-je pour manger…

La vengeance de Hamlet

Je ne dois pas négliger les romans policiers. Sinon, dans cinq ou six ans, il ne restera plus qu’eux… j’ai donc monté l’escalier raide de la mansarde. J’ouvre page 221 : On lui tapota sur l’épaule. — Dites donc, que cherchez-vous ici, l’ami ? Comment êtes vous entré ? Macdonald se retourna pour découvrir un…

Été meurtrier à Pont-Aven

Polars, les 10/18 de l’étagère E, là-haut. J’ouvre page 128 : — Vous présenterez mes hommages à Mme de Rosmadec, du manoir de La Josselière, et lui direz tout le bien que je pense de sa famille et de ses gens. Vous lui direz surtout combien je suis désolé de ne pouvoir intervenir sur le…

L’assommoir

Le XIXe siècle en romans. Bibliothèque du milieu, rayons bas. J’ouvre page 265 : Le père Bru hochait la tête. « On ne veut plus de moi nulle part pour travailler, murmura-t-il. Je suis trop vieux. Quand j’entre dans un atelier, les jeunes rigolent et me demandent si c’est moi qui ai verni les bottes d’Henri…

L’empreinte à Crusoe

Romans après Proust, bibliothèque de droite. Celui-ci vient de faire un petit voyage vers le sud. J’ouvre page 189 : il y eut plusieurs jours de ce silence et de ce calme étranges ; les bestioles les plus courantes avaient disparu ; en revanche, je voyais débouler de petites existences tortillantes, à mille pattes, qui…

La clinique du crime

Étagère F – sous les combles, 10/18 (mais pas celui-ci) J’ouvre page 100 : […] l’hôpital n’est pas un bon terrain de chasse pour moi. Ne vous tracassez donc pas pour cela. Ce sera peut-être tout à fait hors sujet. En tout cas, il aurait été criminel  de se taire. La conscience du devoir accompli…

Maigret et la Grande Perche

Polars, mais à la cave. Carton Simenon. J’ouvre page 85 : — Toujours à la même personne, une amie de pension qui habite Amserdam et dont j’ai le nom. Cette amie est venue la voir , une fois. Elles ont partagé la même chambre pendant trois semaines. Je suppose qu’une fois mariée Maria Serre a…

Thérèse et Isabelle

Romans après Proust, bibliothèque de droite, étagère du bas, rayon médian. J’ouvre page 56 : Je persévérai. — C’est commencé. Cela commence. Cela monte. Dans les jambes, dans les jambes… Oui, mon amour, oui. Toujours… Continue… Dans les genoux, dans les genoux… Elle regardait la sensation, elle appelait à l’aide. — Cela monte, cela monte…

Ombre et soleil

Étagère F des romans policiers qui sont relégués dans la mansarde dans laquelle je ne monte pas très souvent. J’ouvre page 91 : Elle avait eu un frisson en l’écoutant. Elle y repensa en sortant de l’ascenseur et jeta un regard à la porte sombre de Mme Malmer. Rosemary’s Baby. La pensée avait surgi de…

Voie sans issue

Polar de mansarde, mais spécial. J’ouvre page 70 : Chaque fois qu’il avait vidé un verre, il répétait : — Voie sans issue, monsieur Wilding. Restez tranquille et heureux. Il est indubitable que le projet du négociant en vins de faire son testament au plus vite provenait de sa profonde délicatesse de conscience ; il…

Pars vite et reviens tard

Les romans policiers contre le toit, étagère B, en bas. J’ouvre page 141 : — Pas forcément, dit Adamsberg. CLT manipule un univers imaginaire qui lui semble tenir debout. Ce n’est pas si rare : des quantités de gens croient qu’on peut lire l’avenir dans des cartes à jouer ou du marc de café. Là-bas,…

Les mots perdus du Kalahari

Polars, en haut. Étagère F. J’ouvre page 74 : Mma Ramotswe ignorait tout des autruches. Elle en avait vu, bien sûr, et elle savait que beaucoup de gens les appréciaient. Dans son esprit toutefois, ces volailles ne représentaient qu’un faible substitut au bétail. Elle s’imagina un Botswana couvert d’autruches plutôt que de vaches. Quel drôle…

Le corbeau vient le dernier

Bibliothèque de droite, romans traduits en français, bas de l’étagère des romans, mais plutôt en haut du bas. J’ouvre page 75 : — On met pas dans le mille à tous les coups. — Non, on peut pas. Bon. Alors elle a continué à me chercher le lièvre pendant deux heures… On entendit deux coups…

Crimes à l’affiche

Polars – c’est l’été – étagère F de la mansarde. J’ouvre page 115 : Quand la voiture de Penrose s’engagea dans St Martin’s Lane, Josephine attendait déjà sur le trottoir, et Archie supposa qu’elle était là depuis un moment. En voyant l’anxiété gravée sur son visage, il s’interrogea sur le bien fondé de la laisser…